Pourquoi faudrait-il toujours être accompagné(e) par un chevalier ?

Roger délivrant Angélique, Jean-Dominique Ingres (Huile sur toile, 1819)

Roger délivrant Angélique, Jean-Dominique Ingres (Huile sur toile, 1819)

Le tableau ci-dessus nous montre Roger, chevalier sarrasin, délivrant Angélique, infortunée princesse d’Orient, faite prisonnière par un monstre marin et à deux doigts d’être dévorée.

La légende de Roger et Angélique, qui provient en réalité du poème épique « Orlando Furioso » (Roland Furieux) de l’Arioste,  fait voler Roger au secours de nombreuses jeunes femmes, tout d’abord Angélique, puis une autre princesse nommée Olympie.

Doit-on en déduire que ce poème épique est machiste et ne fait la part belle qu’aux hommes ? Que toute femme ne peut survivre que si elle est accompagnée d’un chevalier qui viendra la délivrer ? Que nenni ! En réalité, il s’agit plutôt de montrer la nécessité de la survie de la féminité. Roger secourt Angélique car l’humanité a besoin des femmes. Par ailleurs, « Orlando Furioso » est une ode au féminisme, faisant la part belle aux héroïnes qu’il met en scène. Peu importe qu’elles aient un goitre comme Angélique sur le tableau d’Ingres (ce qui amènera d’ailleurs le peintre H. de Waroquier à qualifier ce tableau d' »Angélique aux trois seins« ), pourvu que par la protection d’un chevalier, elles trouvent la sécurité nécessaire pour asseoir leur force et leur autorité.

Ah, s’il en était toujours ainsi de nos jours…!

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