Pourquoi le coquin n’est-il pas toujours celui qu’on croit ?

Les Hasards Heureux de l’Escarpolette, Jean-Honoré Fragonard (1967, Huile sur Toile)

Les Hasards Heureux de l’Escarpolette, Jean-Honoré Fragonard (Huile sur Toile, 1767)

Le tableau ci-dessus est l’un de mes préférés.

Il représente tout ce dont, à mon sens, l’être humain a besoin pour être heureux : la légèreté et l’insouciance de flotter dans les airs au doux balancement de l’escarpolette, le tout dans un sous-bois charmant, joliment fleuri et paisible. L’atmosphère de cette chaude journée de printemps est propice à des amusements sans conséquence, aussi légers que le tissu de la robe de la galante qui virevolte dans les airs.

On en oublierait presque le coquin qui en profite pour regarder sous les jupes de la jeune femme alors qu’elle laisse négligemment tomber une mule…et l’évêque à l’arrière-plan, dans la pénombre, qui pousse l’escarpolette ! Le coquin est-il celui qu’on croit ? Faut-il punir celui qui provoque, ou celui qui profite ?

Et au fond, ce galant, ravi de pouvoir contempler les jupes de Madame sur l’escarpolette, est-il véritablement à blâmer ? Ce serait plutôt l’évêque, dont la posture est particulièrement scandaleuse pour l’époque…

Heureusement pour nous, aujourd’hui, ni l’un ni l’autre ne sont à blâmer et ce tableau reste ce qu’il devrait toujours être : la preuve d’un plaisir partagé.

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